Pauline Aubry est née à Paris en 1981. Après une sélection parmi les Jeunes Talents du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême en 2014, son projet de fin d’étude L’hôpital des ados est publié dans la Revue XXI en avril 2015. Dans la foulée, elle publie en janvier 2016, aux Arènes BD son premier roman graphique autobiographique, Les Mutants, un peuple d’incompris, (Prix « Jeunes Talents s’exposent » au FIBD 2016). En 2018, elle continue avec un deuxième volet Les descendants ou l’appel de la Pampa aux Arènes BD, (Sélection Prix Révélation - Quai des Bulles - St Malo). Et termine cette trilogie sur la construction de soi avec la publication d’Un si Grand Amour, histoire d’une rupture en avril 2024 aux Arènes BD. Album qu’elle a adapté sous la forme d’une lecture chantée accompagnée au piano par Sylvain Griotto.
En parallèle de son travail personnel, Pauline travaille sur des projets de collaboration. En 2019, avec la journaliste Fanny Lesbros, pour Un bébé nommé désir, Pourquoi fait-on des enfants ? publié aux éditions Steinkis. En 2023, elle travaille aux côtés du Dr Frédéric Fanget et de Catherine Meyer, pour créer l’album Le Club des Anxieux qui se soignent, dans la collection BD PSY aux Arènes.
« Écrire le réel » est au cœur de l’écriture de Pauline. Elle aime être sur le terrain pour rencontrer, partager, observer, questionner, mener des ateliers, transmettre sa technique de création pour permettre à d’autres d’écrire leurs propres histoires.
Pour ce faire, elle intervient dans des structures très différentes : hôpitaux, (La Pitié, Sainte-Anne, Orsay, Marmottan), maisons d’arrêts (La Santé, Versailles, Villepinte, Porcheville), universités (Efap, Télecom Paris), collèges (Pontvallain), lycées (Edgar Quinet), lieu de création théâtral (Plateaux Sauvages).
La rencontre avec le public est centrale dans sa création.
Le projet Addicto, une histoire de liens s’inscrit dans cette démarche d’écriture du réel, puisqu’il repose sur une double immersion : la première au CSAPA Horizons et la seconde à l’Hôpital Marmottan.
Pour écrire le réel, il faut plonger la tête la première dans la matière.