De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle. Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation inégalitaire et des violences tues. À... voir plus
De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle.
Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation inégalitaire et des violences tues.
À travers un texte abrupt, accompagné d’illustrations évocatrices, elle met en lumière les silences familiaux et la difficulté de se reconstruire.
Symbole central, l’oiseau chanteur mécanique – abîmé puis réparé – incarne la mémoire, la résilience et le fragile processus de réparation.
Le vingt-deux mai
deux mille vingt et un
ma mère est morte.
Elle s’appelait O.
J’ai cru que la fureur s’en irait avec elle
que le printemps amènerait le renouveau
et que la vie allait revivre.
Quand j’ai compris qu’il n’en serait rien
quand ma peur de la nuit est revenue
quand écrire m’est devenu impossible
je me suis dit
qu’il me faudrait retourner
dans le présent du passé
retrouver les fantômes
dont les ombres s’agitaient
sur le voile déchiré de notre enfance
et reprendre l’histoire à son début
quand les murs de la maison de pierre
s’emplissait de nous
quand nos habits grandissaient
dans nos armoires
et quand je disais encore
nous sommes
au lieu de
nous étions.